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Interventions Artistiques

A plusieurs endroits du bâtiment et à travers divers médiums, installations, affiches, photographies, vidéos, événements, Le Plaza va s’éveiller aux yeux des Genevois.es grâce à un riche programme artistique jusqu’à sa réouverture.

En attendant le démarrage des travaux de rénovation, la Fondation Plaza propose un programme d’interventions artistiques sur les façades du Mont-Blanc Centre, bâtiment abritant la salle de cinéma mythique du Plaza. Le commissariat en est assuré par Jean-Pierre Greff, président de la Fondation Plaza. Il a fait appel à plusieurs artistes pour préparer les Genevois.es à la renaissance de ce lieu emblématique. On peut déjà découvrir les interventions de Christian Robert-Tissot sur l’enseigne si emblématique du cinéma, des affiches imaginées par le duo Fabienne Radi & Clovis Duran, et très bientôt des projets photographiques, ainsi qu’un mini cinéma accessible de jour comme de nuit en vitrine. 

« Nous avons lancé un programme de commandes artistiques débutant avec Christian Robert-Tissot et Fabienne Radi, conçu d’emblée comme une sorte de dyptique. Il manifeste une urgence ou une impatience : faire (re)vivre le Plaza et l’architecture du Mont-Blanc Centre de Saugey sans plus attendre. Mais il consiste également – et cela est au cœur du projet culturel du Plaza – à réactiver l’histoire de cette salle, son imaginaire, et la relation quasi affective que les Genevoises et Genevois entretiennent avec elle. »

Contre-plongée | from below

Christian Robert-Tissot, série d’interventions sur l’enseigne lumineuse du cinéma, 12 x 1 m

En attendant la réouverture du Plaza, l’artiste Christian Robert-Tissot, dont on connaît quelques interventions dans l’espace public à Genève, notamment le fameux néon DIMANCHE sur la plaine de Plainpalais, installe des textes quatre fois par an sur l’enseigne lumineuse offerte à l’imaginaire des regardeur.ses. Des lettres, des mots en noir ou en rouge, qui pourraient être des titres de films en VO sous-titrée, mais qui n’ont jamais existé. 

Enseigne 1

Christian Robert-Tissot propose l’énoncé VOUS ME REMERCIEREZ PLUS TARD, sur les deux lignes de l’enseigne, une fois en français, et une fois en anglais, faisant référence aux VO sous-titrées des films. Pour l’artiste, il est important que les phrases puissent se lire et se comprendre de plusieurs façons. Il propose des énoncés sans auteur, comme des titres de films qui n’existent pas.

La phrase VOUS ME REMERCIEREZ PLUS TARD avait fait l’objet d’une sérigraphie il y a quelques années, diffusée confidentiellement dans le microcosme artistique. L’énoncé attendait une nouvelle situation pour réapparaître aux yeux d’un public beaucoup plus large et anonyme. Ici, c’est Le Plaza, son architecte, ses défenseur.ses et ses soutiens qui parlent : c’est la voix historique du cinéma. 

Enseigne 2

Atmosphère, définitions :
1 Couche gazeuse qui entoure le globe terrestre.
2 Partie de l’atmosphère terrestre la plus proche du sol où apparaissent les nuages, la pluie, la neige. Étude de l’atmosphère. ➙ météorologie.
3 Air qu’on respire dans un lieu. Une atmosphère suffocante.
4 Milieu où l’on vit, influence qu’il exerce. ➙ ambiance, climat. Une atmosphère de travail. FAMILIER Changer d’atmosphère.
5 SCIENCES Unité de mesure de la pression des gaz.

En 1938, Marcel Carné adapte le roman de Eugène Dabit à l’écran avec “Hôtel du Nord”. 83 ans plus tard, la célèbre réplique d’Arletty résonne encore.
« Atmosphère, atmosphère,… est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?! »

Greta Thunberg, née le 3 janvier 2003 à Stockholm (Suède), est une militante écologiste suédoise engagée dans la lutte contre le réchauffement climatique. Elle proteste durant l’été 2018 devant le Parlement suédois, à l’âge de 15 ans, contre l’inaction face au changement climatique.

Sur l’enseigne du Plaza, le mot atmosphère répété 6 fois neutralise le caisson lumineux. L’espace mis à disposition est saturé. Comme un écho historique, social et climatique s’adressant au plus grand nombre.

« L’enseigne, miraculeusement préservée, du Cinéma Plaza m’est apparue d’emblée comme le premier « espace » à investir, en raison des échos historiques qu’elle suscite et de son caractère emblématique. Il s’agit presque d’un hommage fait à cet objet. On pourrait en effet imaginer que, si cette enseigne n’avait pas été préservée, le souvenir du cinéma Le Plaza aurait pu s’estomper plus aisément. Dans tous les cas, sa présence préservée a fonctionné, je crois, comme le signe d’une survivance ou d’une renaissance possible du cinéma. Il s’agit donc, à travers l’œuvre de Christian Robert-Tissot, de saluer cette fonction symbolique, dont nous savons, quand elle est forte, se faire opératoire. » déclare Jean-Pierre Greff.

 

Il était une fois le Plaza

Fabienne Radi & Clovis Duran, affiches sérigraphiées, 99 x 109 cm

Il était une fois le Plaza est un projet artistique d’affiches sérigraphiées imaginées et conçues par l’artiste Fabienne Radi et le designer graphique Clovis Duran. Le projet est décliné sur trois saisons et se développe en plusieurs épisodes qui seront présentés dans les vitrines du Plaza tout au long de la durée des travaux de rénovation. La saison 1 traite du thème des titres de films.

Episode 1
Le premier épisode de la première saison, qui inaugure le projet, reprend trois titres de films du réalisateur italien Sergio Leone auxquels s’ajoute un quatrième titre fictif, Il était une fois le Plaza.

Épisode 2
Il était une fois le Plaza, épisode 2, reprend douze titres de films projetés au cinéma Le Plaza à Genève entre 1956 et 1976*

Un Américain à Paris (Vincente Minelli, 1951)
Deux sur la balançoire (Robert Wise, 1962)*
Le train sifflera trois fois (Fred Zinnemann, 1952)
Les quatre filles du docteur March (Mervyn LeRoy, 1949)
Sept ans de réflexion(Billy Wilder, 1955)
Huit et demi (Federico Fellini, 1963)
À neuf heures de Rama (Mark Robson, 1963)
Les Dix Commandements (Cecil B. DeMille, 1956)
Les douze travaux d’Astérix (René Goscinny et Albert Uderzo, 1976)
À vingt-trois pas du mystère (Henry Hathaway, 1956)
Le tour du monde en quatre-vingts jours (Michael Anderson, 1956)
Cent mille dollars au soleil (Henri Verneuil, 1964)